Acrata

« Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau. »

Jeudi 28 juin à 20h
« Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau. »
Discussion autour de la brochure « Comités d’action ouvriers-étudiants », février 1969

Nous reviendrons sur certaines expériences vécues et décrites par deux personnes au sein de l’occupation de Censier (annexe de l’université Sorbonne à Paris) où une poignée de personnes se retrouvent à participer à un ‘comité d’action ouvriers-étudiants Citroën’, un comité parmi tant d’autres qui se formeront à l’époque.
L’enthousiasme des confrontations de rue avec les forces de l’ordre, les remises en question de presque toutes les sphères de la vie quotidienne, des rapports marchands et sociaux, la grève généralisée et les occupations d’universités et d’usines pousseront certains à tenter de dépasser les rôles figés dans lesquels ils et elles se trouvent enfermés : ‘étudiants’, ‘ouvriers’, ‘intellectuels’, ‘militants’. A un moment donné, les autorités (les flics, les politiciens, tout comme les représentants de l’unif ou les chefs des syndicats) perdent leur légitimité et des personnes se retrouvent pour parler des luttes, du quotidien, des rapports en général. Ils se heurtent très vite à ceux qui ont tout intérêt à garder le contrôle sur  les événements pour qu’ils ne dégénèrent surtout pas. La police, bien évidemment, mais aussi – et c’est ce qui nous intéresse particulièrement ici – les syndicats et les groupuscules politicards.
À travers une courte description de l’ambiance de l’époque, nous discuterons de ces questions qui se posent toujours à celles et ceux qui veulent subvertir ce monde, sans reproduire les sales mécanismes du pouvoir – sous toutes ses formes.

Les comités d’action expérimentent avec une forme d’organisation en dehors des syndicats, axés sur la discussion et l’action, une communication sans médiation, une réelle rencontre et une solidarité réciproque. Plusieurs questions se posent alors ; voient-ils dans les occupations des usines une réappropriation des moyens de production par un ‘pouvoir ouvrier’ ou veulent-ils plutôt remettre fondamentalement le travail même en question ? Qu’en est-il de la critique de l’éducation, des rôles des ‘étudiants’ et des ‘professeurs’, ou encore des ‘acteurs’ et des ‘spectateurs’ ? Comment dépasser les démarches militantes, les positions extérieures, les programmes des groupuscules qui croient avoir trouvé le ‘sujet historique’ ? Quelles étaient les perspectives ? Où étaient les points forts et où étaient les limites ?

La brochure ‘Comités d’action ouvriers-étudiants’ de Fredy Perlman et Roger Gregoire est disponible au local en français et en anglais. Une lecture au préalable est vivement recommandée.

 

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Donderdag 28 juni om 20u
« Zij die halve revoluties voeren, graven slechts hun eigen graf. »
Discussie rond de brochure ‘Worker-Student Action committees’, februari 1969

We nemen enkele ervaringen onder de loep (neergeschreven door twee personen) rond de bezetting van Censier (annex van de Sorbonne-universiteit in Parijs) waar een handvol mensen deelnemen aan een ‘arbeider-student actiecomité Citroën’, zoals er op dat moment vele ontstaan.
Het enthousiasme van de straatconfrontaties met de ordekrachten, het in vraag stellen van zowat de hele waaier van het dagelijks leven, de sociale en handelsverhoudingen, de veralgemeende staking, de universiteits- en fabrieksbezettingen, zullen enkelen ertoe zetten om de strakke rollen waarin ze opgesloten zijn, te overstijgen ; ‘student’, ‘arbeider’, ‘intellectueel’, ‘militant’. Op een bepaald moment verliezen de autoriteiten (flikken, politiekers, universiteits-afgevaardigden, vakbondsleiders) hun legitimiteit en mensen vinden elkaar om te praten over strijden, het dagelijks leven, de verhoudingen in het algemeen. Ze botsen snel op diegenen die er alle belang bij hebben om de controle te behouden over de gebeurtenissen, zodat ze zeker niet escaleren. De politie uiteraard, maar ook – wat ons hier specifiek interesseert – de vakbonden en politiekersgroepjes.
Naast een korte beschrijving van de sfeer van toen discussiëren we rond kwesties die zich nog steeds stellen aan diegenen die deze wereld willen subverteren, zonder de vieze mechanismes van de macht – in al haar vormen – over te nemen.
De actiecomités experimenteren met een vorm van organisatie buiten de vakbonden, gericht op discussie en actie, een directe communicatie, een echte ontmoeting en wederzijdse solidariteit. Verschillende kwesties stellen zich ; zien ze in de fabriekenbezettingen een toeëigening van de productiemiddelen, een « arbeidersmacht » of willen ze eerder het werk zelf fundamenteel in vraag stellen ? Hoe zit het met de kritiek van de scholing, de rollen van ‘studenten’ en ‘professoren’, of van ‘actoren’ en ‘toekijkers’ ? Hoe militante poses overstijgen, de posities van buitenstaander, de programma’s van groepjes die het « historisch subject » hebben gevonden ? Wat waren de perspectieven ? Wat waren de sterke punten, waar liep het fout ?

De brochure « Worker-Student action committees » van Fredy Perlman en Roger Gregoire is in het engels en het frans beschikbaar in het lokaal. Een voorafgaande lezing wordt aanbevolen.

 

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This entry was posted on 04/06/2012 by in Uncategorized.