Acrata

Nouveautés littéraires

Nouvelles acquisitions littéraires disponibles au local :

Les Indésirables, I. Lecce, Mutines Éditions, 222 pages.
« Certains en profiteront pour conclure qu’il vaut mieux fermer sa gueule ou se contenter de débiter les opinions télévisées, d’autres leur rétorqueront que le centre de rétention de San Foca n’existe plus… et que les compagnons sont toujours présents, qu’ils continuent de développer leur critique du vieux monde. Quant à nous, si nous avons choisi de publier ce recueil de tracts, d’affiches, de lettres de prison, de déclarations devant le tribunal et d’analyses qu’ils ont produites pendant dix ans, c’est d’abord pour transmettre une expérience ici, dans un contexte où cette lutte est loin de nous être étrangère.
Ces textes contiennent quelque chose d’unique, l’adéquation à un moment précis – l’énième naufrage de réfugiés en mer, la perturbation d’une messe, le commentaire d’une attaque qui fait jaser en ville, une révolte dans le centre de rétention – et plus que tout, le fil de raisonnement sans concession contre l’existant. »

Pègre & Glose n°1, revue pour une théorie pratique de la guerre sociale, 28 pages.
« Une revue théorique pratique ayant pour vocation à la fois de produire une réflexion critique sur les luttes actuelles et d’inciter au dépassement révolutionnaire. Au sein de la guerre sociale, nos agissements, de la publication de textes à l’attaque pratique de l’Existant, trouvent leur cohérence dans le refus de la compromission. »

Xosé Tarrío González, Huye hombre huye, Chroniques de l’enfermement, Nyctalope Éditions, 314 pages.
« Xosé Tarrío González (1968-2005) est né à La Corogne, en Galice. Il connaît l’enfermement et la discipline dès sa jeunesse à l’occasion de ses passages par l’internat, la maison de correction, puis la prison. Il est de nouveau incarcéré à l’âge de dix-neuf ans pour purger une peine de deux ans et demi. Il n’en ressortira pas, d’autres condamnations venant s’ajouter à cette peine initiale. Candidat à l’évasion, protagoniste de mutineries, de prises d’otages de surveillants, il fait partie de ces quelques dizaines de détenus à qui le gouvernement a fait payer l’agitation dans les prisons espagnoles des années 1980 et 1990 en instituant un nouveau régime d’isolement carcéral – le FIES -, toujours en vigueur aujourd’hui. Le présent récit, bien plus qu’un journal, est le cri de révolte de ces détenus que la plus féroce des répressions démocratiques n’est pas parvenue à étouffer.
Parfois, un silence brutal et désespérant s’abattait sur la division, la plongeant dans une ambiance sinistre qui nous rappelait cette réalité difficile à oublier : nous étions enterrés vifs dans des tombeaux de béton. Ça nous donnait envie de tout casser et de hurler. Hurler à la face du monde que, malgré tout, nous étions toujours vivants et le moral intact, prêts à continuer la lutte. »

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This entry was posted on 12/06/2011 by in Uncategorized.